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MAIRIE DE CIBOURE

Place Camille Jullian - 64 500 CIBOURE
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Plan intéractif

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Historique

Fondation de la Commune de Ciboure

Jusqu’en 1555, Ciboure n’était qu’un quartier dépendant d’Urrugne. Dès 1550, les habitants du quartier Subiburu (Tête de pont) avaient demandé au pape Jules III l’autorisation de construire une église en raison de la distance qui séparait Ciboure (Subiburu) et Urrugne. Même s’il existait déjà une église avec son vicaire et un cimetière, cela ne suffisait pas aux habitants de Ciboure qui avaient l’obligation d’aller faire leurs Pâques à Urrugne.

Le pape Paul IV accéda à la demande des habitants de Ciboure qui eurent leur église paroissiale le 26 mai 1555.

La population grandissant, Ciboure demanda son « indépendance » et Henri III la lui promit en 1574. Mais c’est Henri IV, le 7 novembre 1603, qui accorda à Ciboure (et également à Biriatou, dans le même cas), son autonomie communale, malgré les manœuvres au Parlement de Bordeaux, du seigneur d’Urrugne, Tristan d’Urtubie, époux de Catherine de Montaigne.

La cohabitation entre Urrugne et Ciboure ne fut pas de tout repos, si bien qu’Henri IV nomma Etienne de Tenon pour arbitrer les différents litiges de territorialité et de privilèges que suscitait la création de Ciboure. Ce n’est qu’en 1634, que l’affaire fut définitivement réglée.

Subiburu devint alors Subibure, puis Ciboure vers 1700.

Le partage des terres entre Ciboure et Urrugne ne correspondait pas au découpage actuel.

L’Untxin servait de limite jusqu’au pont Kalea sur la RN 10. La montagne dite aujourd’hui « de Ciboure », faisait partie du territoire communal cibourien avec les bordes et les métairies d’Olhette, sur la rive droite du ruisseau d’Insola jusqu’à la limite de la commune d’Ascain.

Le quartier de Socoa, sur la rive gauche de l’Untxin, du pont jusqu’au Fort, appartenait toujours à Urrugne. Il sera échangé sous Napoléon Ier contre la « montagne » dont Ciboure gardera la jouissance entraînant l’entretien des forêts, d’où son nom de « Montagne de Ciboure ».

Ciboure et la Révolution

 Devant le peu d’empressement des municipalités luziennes et cibouriennes à embrasser la cause révolutionnaire, et en raison de l’incivisme de l’aristocratie locale, la société révolutionnaire de Saint-Jean-de-Luz décida, le 29 brumaire de l’An II (19 novembre 1793), la réunion des deux communes de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure et leur donna le nom de « Chauvin le Dragon ».C’était un soldat du 18e Régiment de Dragons qui s’était illustré en entrant le premier dans la « Redoute Louis XIV » à Biriatou, sous les ordres du général Wilotte.

« Chauvin le Dragon" fut mentionné sur les actes de l’état civil jusqu’au 20 avril 1795. Ciboure et Saint-Jean-de-Luz retrouvèrent alors leur existence, mais l’union des deux communes ne cessa que le 9 mai 1800.

C’est pendant la Révolution que Théophile Malo Corret de la Tour d’Auvergne, commandant la garnison du Fort de Socoa, se distingua en repoussant les Espagnols lors du combat du 17 pluviôse de l’An II (6 février 1793), au camp des Sans Culotte d’Urrugne. La place proche de l’église Saint-Vincent porte son nom.

XIXe siècle : l’Empire et la mer

L’érosion des falaises, ces défenses naturelles contre la mer, ne pouvant être contenue, il a fallu construire des digues de protection. Une première tentative, sous Louis XVI, fut anéantie par la Révolution. Napoléon Ier avait préconisé une destruction de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz et une reconstruction sur les hauteurs. Napoléon III, lui, prit la décision de faire construire les trois digues actuelles, stoppant ainsi une progression de la mer de 200 m en 200 ans. L’Empire et la mer restent donc très liés à Ciboure.

Joseph Iturriza, jeune marin cibourien, eut l’honneur de faire partie de l’équipage de la « Belle Poule », qui ramena les cendres de Napoléon Ier, de Sainte Hélène en France. Il gardera le surnom de « Ollua », la poule en basque.

Eugénie de Montijo et le Prince Impérial furent sauvés de la noyade en 1867, à l’entrée du port, par Pierre Larretche, premier patron du canot de sauvetage offert par Napoléon III. Il y laissa la vie. Joseph Iturriza lui succéda comme patron du canot de sauvetage.

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